19 mars : marche pour la justice et la dignité

vendredi 10 mars 2017
par  GA
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Agir contre les violences policières et racistes


Le viol et l’agression de Théo Luhaka par quatre policiers de la Brigade spécialisée de terrain le 2 février 2017 à Aulnay-sous-Bois dans le 93 ont créé une vague de colère et de révolte contre les violences policières et l’impunité. En France, une personne par mois décède suite à des crimes policiers : techniques de pliage qui conduisent à l’asphyxie, tirs de balles ou de flashball, utilisation du Taser… Les policier-e-s qui commettent ces crimes doivent être traduit-e-s en justice. Cette situation découle des politiques sécuritaires et de stigmatisation à l’encontre des roms, des jeunes « issu-e-s de l’immigration » des anciennes colonies, des migrant-e-s, des réfugié-e-s et des habitant-e-s des quartiers populaires et ce au plus haut niveau de l’État.


L’état d’urgence, désormais permanent, remet en cause les libertés fondamentales. Celles des quartiers populaires tout d’abord puis plus largement de tout-e-s celles et ceux qui veulent faire usage de leur droit de manifester, de Rémy Fraisse, décédé d’un tir de gendarme à Sivans, aux syndicalistes mutilé‑e‑s par des tirs de la police lors des manifestations contre la loi travail, et aux lycéen-ne-s qui manifestent. Le rapport d’Amnesty International publié le 23 février 2017 dénonce la France pour ses abus de l’État d’urgence. L’assouplissement récent des règles relatives à l’usage des armes à feu par les policier-e-s aggrave encore cette dérive vers un État policier qui met en péril nos libertés individuelles et collectives.


 


Pour que l’injustice ne succède pas aux violences policières, nous appelons avec notre Union syndicale Solidaires à réussir la manifestation du 19 mars, initiée par des collectifs de victimes et de leurs proches, et à laquelle appelle aussi un large panel d’organisations et de syndicats.